Le Centre d'Activité de Jour, de quoi s'agit-il ?
Il ne s’agit pas ici de consacrer l’idée d’incapacité de travail des personnes handicapées et que celles-ci soient totalement soustraites aux contraintes de la production. Il ne s’agit nullement non plus d’un retour à une forme d’occupation des personnes handicapées adultes, notre désir n’étant pas de leur offrir une vie toute entière consacrée aux loisirs et à la créativité la plus fantaisiste et la moins contraignante possible. Les activités d’épanouissement n’auront de sens que si elles sont de nature à favoriser le développement de l’autonomie et des capacités sociales des adultes accueillis. La conception d’occupationnel nous mènerait à ne voir en eux que de grands enfants retardés auxquels on refuserait le statut d’adulte qui a ses contraintes, certes, mais aussi ses avantages.
Il ne s’agit pas d’accentuer la marginalisation déjà importante des déficients mentaux mais de permettre de prolonger un temps de préparation à la vie active pour les jeunes handicapés adultes encore immatures à une entrée d’emblée dans la vie professionnelle et d’octroyer aussi aux handicapés adultes le droit à la « récurrence », à pouvoir bénéficier eux aussi d’une reprise de formation ou quelquefois même d’améliorer simplement l’équilibre de leur personnalité.
Nous considérons que c’est une occasion offerte de réaliser une politique de soutien véritablement pensée et mise en pratique.
Le Centre d’Activité de Jour doit se concevoir comme un moyen au service d’un adulte susceptible d’une évolution.
Le C.A.J. doit prévoir l’organisation de son activité de façon à apporter le plus possible à chacune des personnes handicapées qui lui sont adressées. Tout doit être fait pour accroître les chances d’insertion de la personne adulte handicapée. Il s’agit donc de rechercher les activités les plus bénéfiques à sa vie d’adulte et à son avenir et ceci de manière durable.
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